Imposer les riches en France ça plait toujours.
Le PS nous a donc sorti son dernier gadget pour divertir les médiacrates : avec Flanby ceux qui gagnent plus d’1 million d’euros par an, seront imposés fiscalement à 75% au delà de ce seuil.
J’appelle ça un gadget parce que cela va concerner très peu de gens (on va dire 2000 au doigt mouillé), les pauvres ne seront pas moins pauvres et les exilés fiscaux par définition sont déjà exilés.C’est donc une mesure pour faire parler.
Et là, taux à 75% que d’âneries profère-t-on en ton nom?
Mon préféré, Charles Gave, chef d’entreprise et directeur d’un think tank libéral : « Avec un taux d’imposition à 75%, on est en train de réinventer l’esclavage. »
J’aimerais signaler à monsieur Gave, qu’un esclave par définition, doit travailler sans être payé, qu’il n’est pas libre de son destin et qu’il peut éventuellement subir des sévices physiques, mais cette dernière possibilité reste optionnelle.
Or ce monsieur travaille de son plein gré, a choisi son travail, fait partie de cette catégorie d’individus favorables à la libre ouverture des frontières, il peut donc aller ailleurs.
La preuve que ce monsieur ne sait pas de quoi il parle : il veut étayer son propos contre cette inique taxation à 75 %, il choisit de nous donner en exemple son ébéniste (un esclave qui fait faire sa cuisine par un ébéniste, moi je n’en connais pas). Son pauvre ébéniste est lui aussi réduit en esclavage par une fiscalité abusive. Il emploie sa femme et le pauvre il ne peut la payer que 500 euros par mois, parce qu’il y a trop de charges ma bonne dame !
Qui est l’esclave? Monsieur Gave, plus d’1 million par an de revenus, bientôt en partance pour la Suisse ou madame ébéniste, rétribuée 500 euros par mois (moins que le seuil de pauvreté) par son propre mari?
La réponse est dans la question.
